Anne Bulliot

Pur hasard que je sois rentrée aux arts décoratifs de Strasbourg ? Non pas, je choisi l’atelier terre sûrement parce que ma tante à Lyon donnait des cours de céramique dans un centre sociaux culturel et que je l'y avais accompagnée quelquefois.

Ce qui est sûr c’est que j'y découvre que je peux aimer l’école et une nouvelle voie qui va me motiver désormais... C'est le déclic !

Reprise d'un atelier de céramiste en 1986. Période où les céramistes pratiquaient les terres enfumées, les terres brutes sans émail. Je pris alors la terre à bras le corps et l'ai mise en mouvement. Pliée, déchirée, enroulée, le résultat donnait des matières puissantes. Mais ce trop d’énergie de matière me donna l’envie de la lisser, la polir en partie pour jouer des contrastes et pour calmer le jeu. Ce travail s’est mis en place petit à petit et à nouveaux gestes... nouvelles formes !

L’enfumage me rapprochait de ces dessins au fusain que l’on faisait en cours, je retrouvais ces noirs denses ou l’on dégageait des blancs avec la gomme mie de pain. C’est au chalumeau plus tard que je ré-oxydais certains points de la pièce pour y mettre de la lumière.

J’ai mené ce travail de terres polies enfumées pendant une quinzaine d’année. Vous trouverez plus d'information sur www.annebulliot.fr